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La fin du monde est reportée à une date ultérieure

mercredi 21 novembre 2012, par Christian Scherer

La fin du monde est un sujet qui revient à la mode.

Par un abus de langage assez compréhensible, ce qu’on entend généralement
par "fin du monde" n’est pas la disparition de la planète Terre mais
tout simplement de la domination de celle-ci par l’espèce humaine.
Bien d’autres formes de vie ont certainement existé avant elle,
et d’autres survivront à sa disparition.

Certes, si on observe l’évolution d’une population vivante dans un espace clos,
elle suit généralement une courbe en cloche, passant par un maximum, suivi
d’un déclin généralement causé par la disparition progressive des ressources
qu’elle consomme plus vite qu’elles ne se recréent, jusqu’à ce qu’un nouvel
équilibre ne s’établisse, ou plus probablement qu’une autre forme de vie
prenne le relais en créant un nouveau déséquilibre, tel le nuage de
sauterelles ravageant toutes les cultures disponibles jusqu’à s’éteindre
par épuisement de la nourriture.

Selon les conceptions anthropocentriques, l’espèce humaine aurait la prétention
de dépasser ce modèle un peu simpliste, aurait la capacité de prendre conscience
des menaces qui peuvent conduire à sa disparition, et d’inventer des
solutions pour l’éviter.

Ainsi, lorsqu’un groupe de naufragés se retrouve seul dans la neige
au milieu de la cordillière des Andes ou un groupe de mineur bloqués
au fond, risquant de manquer de nourriture en attendant un hypothétique
secours, on ne les voit pas s’entretuer pour le dernier quignon de pain,
mais au contraire on les voit s’organiser pour rationner la nourriture
disponible et coopérer avec toutes les ressources de leur intelligence
pour réussir à survivre.

Bien sûr, il existe toujours des prophètes de malheur, qui guettent les
signes annonciateurs d’une apocalypse. On a connu la peur de l’an mil,
et aujourd’hui la fin calendrier maya pour le solstice d’hiver 2012.
Il y a un véritable marché de la peur, comme celui qui conduisit
naguère à la construction d’abris antiatomiques ou à la commercialisation
d’élixirs ou de masques censés protéger contre telle ou telle menace.

Certains nous prédisent une guerre imminente, comme un moyen commode de
détourner l’attention des populations d’une crise économique (et aussi morale)
dont la résolution ne peut en aucun cas être recherchée dans un retour
aux solutions du passé.

Bien sûr la guerre est un moyen assez classique de déclencher un
processus de destruction massive suivi d’une période de reconstruction,
et on en trouve de nombreux exemples dans l’histoire de l’humanité.

On en connaît les inconvénients. Est-ce nécessaire ? Est-ce souhaitable ?

Les récits mythiques de l’apocalypse, difficiles à interpréter,
décrivent moins la fin de l’humanité que la disparition d’une
ordre commun et son remplacement par un ordre nouveau, plus
juste et plus serein. C’est bien le défi que nous impose la
raréfaction des ressources naturelles engendrée par les formes
de croissance que nous avons connues jusqu’à présent.

C’est l’enjeu de la transition énergétique.

Christian Scherer

Voir aussi

- Apocalypse : Noël aura bien lieu selon le Pape, pas d’inquiétude à avoir ! (atlantico)
- La fin des temps n’est pas la description de la fin du monde (zenit)
- 2012 : scénarios pour une fin du monde
- Pérdicitions pour décembre 2012 (wikipedia)
- Première conférence environnementale pour engager la transition énergétique
- Feuille de route pour le transition écologique
- La conférence environnementale à pied d’oeuvre


Voir en ligne : http://www.gouvernement.fr/gouverne...